Connaitre et Protéger la Nature

Archives de la catégorie ‘Compte rendu’

Vendredi 21 mars : à la découverte des oiseaux

Le Merle :

Merle noir

Merle noir

Nom scientifique : Turdus merula
Famille : turdidés (grives)
Taille : 25 cm
Poids : 80 à 110 grammes
Âge maximum : 16 ans

Le merle noir est l’oiseau le plus familier des turdidés. On le retrouve volontiers dans les parcs et jardins de nos villes ainsi que dans les haies, bois et forêts.

On reconnaît facilement le merle noir par sa couleur: noir vif, bec et cercle orbital jaune vif (bec orange pendant la saison des amours) chez le mâle et avec bec et plumage brun foncé uniforme pour la femelle.

Chant : tchoc-tchoc ou tziiiii et son pim-pim-pim le soir venu

Période de nidification : mars à août.
Nombre de couvaisons : 2 à 3, parfois 5 couvées.
Nombre d’œufs : 3 à 6 œufs bleu-vert, parsemés de brun rouge.
Incubation : 13 à 15 jours.
Nid : La femelle construit un gros nid à ciel ouvert ; le mâle peut l’aider à collecter les matériaux. Les merles nichent dans les arbustes, les haies, les bosquets, la végétation à feuilles persistantes, le lierre, parfois dans les bâtiments extérieurs, réutilisant souvent d’anciens nids. Son nid robuste est fait d’herbes, de radicelles, etc. Ce nid peu soigné, en forme de cuvette, est tapissé de boue et de brins d’herbe. Le mâle garde parfois les œufs quand la femelle s’absente.

Le Chardonneret :

chardonneret

chardonneret

Nom scientifique : Carduelis carduelis
Famille : fringillidés
Taille : 12 cm
Envergure : 23 cm
Poids : 14 à 18 grammes
Âge maximum : 8 ans

C’est le nom normalisé de 16 espèces de passereaux du genre Carduelis qui comprend aussi des linottes, les tarins, les sizerins et des verdiers. C’est aussi l’un des noms vernaculaires du Chardonneret élégant.

Ils sont réputés pour leur plumage ou la beauté de leurs chants.

Le nom de chardonneret dérive de « chardon », cette petite plante hérissée de piquants qui pousse le long des chemins. Selon certains auteurs, ce nom a été donné à ces oiseaux parce qu’ils se nourrissent des graines de chardon. Cependant, l’explication de la fréquentation des chardons par ces oiseaux pourrait avoir une autre origine. Dans leurs déplacements, les moutons se frottent contre les chardons et y accrochent quelques flocons de laine. Alors, le chardonneret vient prendre le flocon, l’effiloche pour le démêler et en capitonne le nid de ses petits, parfois nommés grisets.

Chant : tidelitt sautillant et enjoué, litt de conversation, télitt par les groupes

Période de nidification : mai à août.
Nombre de couvaisons : 2 ou parfois 3 couvées.
Nombre d’œufs : 4 à 6 œufs blancs tachés de roux.
Incubation : 14 jours (femelle).
Nid : le nid, en forme de coupe est situé à l’extrémité de hautes branches horizontales cachées par des feuilles dans un arbre fruitier, un marronnier, un tilleul, un érable, une haie dense, un rosier ou sur un conifère d’ornement (thuya). Le nid soigneusement construit par la femelle généralement très haute (entre 2 et 10 mètres). Les parois très épaisses sont formées de radicelles, de brindilles, de mousse et de lichens, de fils d’araignées tapissé de duvet végétal et de laine. Le territoire est petit ; plusieurs couples peuvent nicher à proximité.

L’Accenteur mouchet :

accenteur mouchet

accenteur mouchet

Nom scientifique : Prunella modularis
Famille : prunellidés
Taille : 14,5 cm
Poids : 19 à 24 grammes
Âge maximum : 9 ans

On le trouve partout en Europe à l’exception de la partie sud de la péninsule Ibérique, de l’Italie et de la Grèce (sauf durant l’hiver). C’est un migrateur partiel qui occupe de nombreux habitats : forêts de conifères ou de feuillus, parcs, jardins, haies, y compris en ville.

L’Accenteur mouchet est un oiseau discret, très homochromique, avec le dos brun foncé rayé de noir et la tête de couleur gris bleuté. Son aspect terne quand on le voit à une certaine distance, peut éventuellement le faire confondre avec une femelle de Moineau, mais ses flancs sont rayés de noir et le bec est sombre et beaucoup plus fin, le comportement est également différent. Il se tient souvent à ras du sol, caché dans les buissons et fourrés, où son camouflage est très efficace. C’est souvent sa posture de chant, droit au sommet d’un arbre, qui permet de le repérer le plus facilement.

Chant : tihihihi tintant ou tremblotant, tiih pour donner l’alarme

Période de nidification : avril à août.
Nombre de couvaisons : Deux à trois couvées
Nombre d’œufs : 4 à 5 œufs bleu clair.
Incubation : 12 à 14 jours (femelle).
Nid : Les accenteurs nichent dans les buissons, les broussailles et les sous-bois épais à faible hauteur (au maximum à hauteur d’homme). Son nid, en forme de coupe, est le plus souvent invisible, même pour l’ornithologue averti. Construit par la femelle, il est fait de brindilles, de mousse, de feuilles, etc. garni de mousses, de crins et de plumes. Les jeunes sont nourris par les deux parents. Le nid de l’accenteur est souvent parasité par le coucou.

La Mésange à longue queue :

mesange à longue queue

mesange à longue queue

Nom scientifique : Aegithalos caudatus
Famille : aegithalidés
Taille : 14 cm
Poids : 7 à 9 grammes
Âge maximum : 8 ans

Son nom usuel est le « tupinet ». On la trouve partout en Europe où elle est sédentaire et occupe presque tous les habitats : bois, parcs, jardins, etc.

C’est un minuscule oiseau avec une très longue queue et des petites ailes rondes, au ventre blanc légèrement rosé, à la tête blanche et grise avec, chez la grande majorité des individus vivant au Benelux, en France et en Suisse, une bande noire du front à la nuque passant au-dessus de l’œil.

Chant : Cris fins et aigus, répétés : si-si, tititi

Période de nidification : mars à juin.
Nombre de couvaisons : normalement une seule couvée.
Nombre d’œufs : 5 à 12 œufs blancs tachés de roux.
Incubation : 13 à 16 jours (femelle).
Nid : la mésange à longue queue construit un superbe nid en forme de boule généralement situé à la fourche d’un arbre ou d’un buisson, mais parfois aussi suspendu dans les ronces. Ce nid, construit par le couple, est composé de mousse et de toiles d’araignée, recouvert de lichen et maintenu par de petites plumes. Lorsque des centaines de plumes ont été ajoutées au nid, il est alors si étroit que la femelle doit relever sa queue pour s’y tenir durant le temps de la couvaison. Le trou d’envol se situe généralement sur le côté ou juste au sommet. La construction du nid commence en février-mars et dure environ trois semaines.

Le Pic Epeiche :

pic epeiche

pic epeiche

Nom scientifique : Dendrocopos major
Famille : picidés
Taille : 22-23 cm

Le plus répandu de nos pics, le pic épeiche est un oiseau superbe avec son étonnant plumage noir et blanc. Le dessus du pic épeiche est principalement noir, avec de grandes taches blanches, ovales sur les ailes et des rayures sur les rémiges. En dessous, il est blanc avec une tache rouge écarlate sur le ventre, près de la queue. Le motif de la tête strié de noir entoure des joues blanches. Le mâle porte également une petite tache rouge sur la nuque, absente chez la femelle.

Le pic épeiche est d’observation courante dans la plupart des sites boisés où l’on peut l’entendre « tambouriner » sur les bois creux au printemps. Ses doigts (une paire en avant, une paire en arrière) lui permettent de grimper avec aisance le long des troncs d’arbre. Il tambourine beaucoup plus souvent que les autres pics, surtout au début du printemps, pour délimiter son territoire.

Chant : kik en cas de contact (peut être répété longuement et lentement), tchrett tchrett tchrett tchrett  en cas d’agitation

Période de nidification : avril à juillet.
Nombre de couvaisons : Une seule couvée.
Nombre d’œufs : 4 à 6 œufs blanc.
Incubation : 14 jours. (2 sexes, mâle la nuit).
Nid : Le nid se trouve généralement entre 3 et 5 m de haut. La cavité mesure environ 30 cm de profondeur, 15 cm de large et l’orifice a 5 cm de diamètre. Le mâle et la femelle mettent 3 à 4 semaines pour le creuser. Le nid est formé de quelques copeaux de bois. Ce nid est occupé plusieurs années de suite sauf s’il est adopté par des étourneaux.

Le Moineau domestique :

Moineau domestique

Moineau domestique

Nom scientifique : Passer domesticus
Famille : passéridés
Taille : 15 cm
Poids : 24 à 39 g

Ce moineau est très commun dans la plupart des parties du globe : originaire du bassin méditerranéen et d’une grande partie de l’Asie, il a été introduit accidentellement ou volontairement dans beaucoup d’autres régions du monde, et est l’oiseau à l’aire de répartition la plus vaste. Le Moineau domestique côtoie largement l’humain avec lequel il entretient souvent une forte relation de commensalisme, et peut vivre en milieu urbain ou rural. Bien qu’on trouve cet oiseau dans des habitats et sous des climats très variés, il évite généralement les vastes forêts, les prairies et les déserts éloignés de l’habitat humain.

Chant : cris pépiant, variant selon la situation et l’humeur

Période de nidification : mars à septembre.
Nombre de couvaisons : 3 à 4.
Nombre d’œufs : 4 à 6 œufs gris-blanc, finement mouchetés de gris et de brun.
Incubation : 14 à 17 jours.
Nid : Cavités et crevasses dans des bâtiments, de falaise ou des trous d’arbres. Son nid peut aussi être plus rarement placé à l’air libre dans des arbres ou dans des haies. Les moineaux occupent aussi d’anciens nids d’hirondelles de fenêtre et de cheminée, et dans les fondations des nids de corbeaux freux. Ils leur arrivent souvent de chasser d’autres oiseaux de leur nid afin de le squatter. Son nid est fait d’une structure désordonnée de paille et d’herbe, tapissée de plumes et de bizarreries les plus diverses. Dans des endroits où l’espace est limité, le nid est simplement constitué de garniture. Après la reproduction, les couples utilisent les nids comme reposoirs douillets pendant l’hiver.

Les Hirondelles des fenêtres :

Hirondelles des fenêtres

Hirondelles des fenêtres

Nom scientifique : Delichon urbicum
Famille : passéridés
Taille : 14 cm
Poids : 18 grammes

Facilement reconnaissable : blanc du croupion, noir sur le dessus. Une courte queue noire et moyennement fourchue.

Chant : bruyante, surtout en colonies. Prri sec avec diverse variantes en fonction des occupations. Tchièrr  quand elle est dérangée.

Période de nidification : avril à mai.
Nombre de couvaisons : 2 couvées, parfois 3.
Nombre d’œufs : 4 à 6 œufs blanc.
Incubation : 14 à 16 jours (femelle).
Nid : L’Hirondelle de fenêtre nichait à l’origine sur des falaises et dans des grottes, et certaines colonies nichant sur les falaises existent encore, construisant leurs nids en dessous d’un rocher en surplomb. Elle utilise aujourd’hui communément les structures humaines telles que les ponts et les maisons. Contrairement à l’Hirondelle rustique, elle niche à l’extérieur des bâtiments habités, plutôt qu’à l’intérieur des granges ou des étables. Les nids sont construits à la jonction d’une surface verticale et un surplomb, par exemple sous les corniches ou les avant-toits des maisons, comme sur les génoises, de sorte qu’ils peuvent être renforcés par l’attachement aux deux plans.

Les oiseaux nicheurs retournent en Europe entre avril et mai, et la construction du nid commence entre la fin mars en Afrique du Nord et la mi-juin en Laponie. Le nid est une coupe convexe nettement fermée fixée au-dessous d’un rebord approprié, avec une ouverture étroite dans sa partie supérieure. Il est construit par les deux partenaires avec des boulettes de boue recueillies dans leurs becs, et il est tapissé d’herbes, des cheveux ou d’autres matériaux moelleux. La boue, ajoutée en couches successives, est prélevée à proximité au bord d’étangs, de ruisseaux ou de flaques. L’intérieur est lissé de toute aspérité, les parois fortifiées avec des morceaux de paille. La construction prend de 10 à 18 jours ; le nid mesure de 12 à 15 cm de diamètre pour une hauteur de 9 à 13 cm. L’Hirondelle de fenêtre niche souvent en groupes, et les nids peuvent être construits en coopération. Une colonie de moins de dix nids est classique, mais il a été enregistré des colonies comptant des milliers de nids. Le nid construit, les oiseaux se montrent menaçants ou agressifs, les combats entre mâles pouvant être particulièrement violents. Les Moineaux domestiques (Passer domesticus) tentent souvent de s’emparer du nid pendant la construction, les hirondelles allant nicher ailleurs si les moineaux parviennent à leurs fins. L’entrée du nid est si petite, une fois celui-ci terminé, que les moineaux ne peuvent plus l’occuper.

Après une courte parade, les partenaires s’accouplent au nid. Quatre ou cinq œufs blancs sont pondus, mesurant en moyenne 1,9 × 1,33 centimètres, pour un poids de 1,7 gramme. La femelle se charge de l’essentiel de l’incubation, qui dure normalement 14 à 16 jours. Les oisillons sont nidicoles, et ils quittent le nid à l’âge de 22 à 32 jours, en fonction des conditions météorologiques. Les jeunes à l’envol continuent à être nourris par les parents pendant environ une semaine après avoir quitté le nid. Parfois, les jeunes oiseaux de la première couvée aident à nourrir les petits de la seconde.

Le Cygne tuberculé :

cygne tuberculé

cygne tuberculé

Nom scientifique : Cygnus olor
Famille : anatidés
Taille : 140-160 cm (corps : environ 80 cm)
Envergure : 200-240 cm
Poids : mâle 10-23 kg
Âge maximum : 20 ans

Le Cygne tuberculé est l’espèce la plus nombreuse et la plus répandue parmi les cygnes européens, il est aussi la seule espèce visible toute l’année. C’est aussi l’un des plus gros oiseaux volants au monde. Il se distingue des autres cygnes par un tubercule cartilagineux noir, situé à la base de son bec orangé. Lorsqu’il est sur l’eau, ce grand oiseau d’un blanc pur, est reconnaissable de loin grâce à son long cou gracieux qui recourbé en forme de S, contrairement aux autres cygnes européens.

Chant : Vhorr soufflé, Gaoh assez sonore

Période de nidification : Avril ou mai.
Nombre de couvaisons : Une seule couvée.
Nombre d’œufs : 5 à 7 œufs, presque blancs, mouchetés de gris-vert ou de gris-bleu.
Incubation : 34 à 36 jours (femelle généralement).
Nid : construit au bord de l’eau par le mâle et la femelle, il est constitué d’un amas de végétaux et de roseaux.

Le Macareux moine :

macareux moine

macareux moine

Nom scientifique : Fratercula arctica
Famille : alcidés
Taille : 28 à 34 cm
Envergure : 50 à 60 cm
Poids : 320 à 550 grammes
Âge maximum : 22 ans

En 1912, le Macareux moine faisait l’objet d’un véritable massacre dans les Côtes d’Armor. C’est pour cette raison que s’est créée la Ligue pour la Protection des Oiseaux afin de le protéger. Oiseau symbole de la LPO, il figure aujourd’hui dans le logo de l’association.

Il vit sur les côtes de l’atlantique nord et de l’océan Arctique. Présent en été au Groenland, en Islande, en Grande-Bretagne, en Irlande, dans le nord-ouest de la France ainsi le long des côtes de la Norvège et de la Russie limitrophe. Il hiverne en mer du Nord et en Atlantique.

Nombre de couvaisons : une couvée.
Nombre d’œufs : un œuf uni ou taché de brun pâle ou mauve.
Incubation : 40 à 43 jours, mâle et femelle.
Nid : souvent creusé par l’oiseau dans un terrier. La galerie atteint plus de 4 mètres. Parfois sous un rocher ou dans une crevasse. Le nid est constitué de plumes, de feuilles et d’herbes.

 

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La nature en hiver : Les moyens de lutte contre le froid

L’hiver, dans l’hémisphère nord, c’est la période de l’année qui commence le 21 ou 22 décembre au solstice d’hiver et qui se termine le 20 ou 21 mars à l’équinoxe de printemps.

L’hiver c’est la saison la plus froide de l’année, avec des périodes de gel régulières ainsi que peu de nourriture disponible. Pour passer l’hiver les êtres vivants (végétaux et animaux) ont recours à diverses solutions, on peut distinguer deux stratégies principales :

  • rester sur place et résister au froid,
  • migrer vers des lieux plus chauds.

Deux attitudes pour tenir tête au froid : l’hibernation ou l’adaptation

L’hibernation

Elle ne se produit que chez certains mammifères et oiseaux. Durant cette période la température interne de ces animaux va descendre (tout en restant légèrement positive de 5 à 10 degrés) et s’aligner sur la température du lieu dans lequel ils se trouvent (terrier, grotte, tas de feuilles …..). Dans cet état, il n’y a plus aucune activité musculaire et alimentaire. La respiration et la consommation de dioxygène sont également ralenties. Cette phase est régulièrement entrecoupée de brefs éveils pour piocher dans les réserves et se dégourdir un peu les membres.

La posture en boule prise par les hibernants, limite leur perte de chaleur. Le but de l’hibernation est de réduire les dépenses énergétiques (à cause du manque de nourriture) par une activité nulle et de se protéger du froid dans un abri spécialement préparé en adoptant une position en boule. Parmi les animaux qui hibernent, les plus connus sont le hérisson, le loir, la marmotte, la taupe, la chauve-souris.

Quelques exemples :

  • le hérisson : il se réveil de temps en temps pour réchauffer son corps. Chaque réveil lui coute environ 2 grammes de graisse. Son corps passe de 35°C à 5°C et les battements de son cœur ralentissent pour passer de 150 pulsations minute à 15.
  • le loir : il hiberne comme le hérisson, mais conserve dans son abri un petit stock de nourriture, pour le cas ou.
 Hérisson

Hérisson
 Loir

Loir

L’adaptation

Pour tous les autres animaux qui restent sur place et qui n’hibernent pas, une seule solution, s’adapter.

En plus d’une réserve de graisse, ils doivent se protéger à l’aide d’un plumage ou d’une fourrure plus dense, éventuellement se construire un gîte pour se protéger du vent et des intempéries hivernales (comme l’écureuil). D’autres animaux changent de couleur telle l’hermine ou le lièvre variable, cela pour mieux se confondre dans le paysage hivernal.

Pour la nourriture, comme dans le cas de quelques rongeurs, les animaux font des réserves. Ils emmagasinent dans leur gîte des noisettes, des céréales, des glands, etc….. Mais pour la plupart, pas de réserves, il faut trouver la nourriture.

Quelques exemples :

  • Le putois : il n’hiberne pas, il ralenti son métabolisme et mange de petits rongeurs,
  • l’hermine: elle sort environ 1h par jour pour se nourrir. Elle occupe souvent un terrier fait par un petit rongeur (qu’elle peut avoir mangé). L’expression « dormir dans son assiette » peut lui être attribuée,
  • le faucon crécerelle : il « gonfle » les plumes. Celles-ci retiennent l’air, qui est un bon isolant thermique,
  • le renard : son pelage s’étoffe pour le maintenir au chaud, il adapte également son régime alimentaire en fonction de ce qu’il trouve de disponible.
 Putois

Putois
 Hermine

Hermine

La migration

Aller vers des lieux plus chauds : dans ce cas, pas de transformation de l’animal. Il y a juste un déplacement volontaire vers des régions plus chaudes et surtout plus riches en disponibilités alimentaires. La plupart des migrations se font en groupe de quelques dizaines, à plusieurs milliers d’individus.

Quelques exemples :

  • Le rouge gorge : il migre très légèrement, cet oiseau est solitaire,
  • le plongeon à bec blanc : il vient de l’arctique. Un représentant de son espèce est même visible sur le site du lac du Der (qui est d’ailleurs un excellent site d’observation ornithologique),
  • la grue : elle mange beaucoup de vers et d’insectes lorsqu’elle est petite, puis mange surtout des graines de mais à l’âge adulte,
  • le rossignol : lui, il migre.
 Rouge Gorge

Rouge Gorge
 Plongeon à bec blanc

Plongeon à bec blanc

Adaptation des insectes

Chez eux, 3 stratégies :

  • Rester sur place
  • Migrer
  • Se reproduire et mourir (changer de forme)

Rester sur place

– Pour les abeilles, par exemple, cela veut dire se regrouper dans un abri et former une grappe compacte afin de maintenir une température constante (environ 35°C) au centre de celle-ci. Les insectes à la périphérie de la grappe rentrent régulièrement au milieu, afin de se réchauffer, et ce roulement va se faire quasiment pendant 4 mois, durant lesquels, elles consommeront le miel de la ruche, et pour des raisons d’hygiène, elles retiendront leurs excréments jusqu’à la prochaine sortie.

– Pour d’autres, se cacher sous l’écorce des arbres, dans des tas de bois ou de feuilles suffit pour se protéger du froid dans des états semi léthargiques (la coccinelle, la femelle fécondé du bourdon, etc …).

– Cependant, la manière de passer l’hiver sur place, pour une majorité d’insectes (mouche, blatte, cigale, moustique, etc…) est la diapause. Il s’agit d’un arrêt du développement consécutif à la diminution du jour, dans ce cas les insectes se protègent également du froid comme les autres animaux, mais à la différence que, pour reprendre une vie normale, il faut que la durée du jour franchisse un certain seuil (différent selon les espèces).

Migrer

Parmi les rares insectes à migrer pour des raisons climatiques figure un superbe papillon (le monarque) qui effectue-lui aussi des milliers de kilomètres par hiver, en formant des amas qui peuvent recouvrir un arbre.

Se reproduire et mourir

En effet plusieurs insectes sont incapables de passer l’hiver, aussi pour perpétuer leur espèce, ils déposent leurs progénitures à l’abri des rigueurs de l’hiver, afin que le moment venu, celles-ci puissent se développer, et participer à leur tour au cycle de la vie (pucerons, papillons).