Connaitre et Protéger la Nature

Le club CPN de Châlons en Champagne vous donne rendez vous le samedi 22 février, à partir de 10h00 à Juvigny.
Une sortie en pleine air d’observation des oiseaux est prévue. Prenez jumelles et bottes et en avant pour de nouvelles aventures.
Julien

affiche

L’hiver, dans l’hémisphère nord, c’est la période de l’année qui commence le 21 ou 22 décembre au solstice d’hiver et qui se termine le 20 ou 21 mars à l’équinoxe de printemps.

L’hiver c’est la saison la plus froide de l’année, avec des périodes de gel régulières ainsi que peu de nourriture disponible. Pour passer l’hiver les êtres vivants (végétaux et animaux) ont recours à diverses solutions, on peut distinguer deux stratégies principales :

  • rester sur place et résister au froid,
  • migrer vers des lieux plus chauds.

Deux attitudes pour tenir tête au froid : l’hibernation ou l’adaptation

L’hibernation

Elle ne se produit que chez certains mammifères et oiseaux. Durant cette période la température interne de ces animaux va descendre (tout en restant légèrement positive de 5 à 10 degrés) et s’aligner sur la température du lieu dans lequel ils se trouvent (terrier, grotte, tas de feuilles …..). Dans cet état, il n’y a plus aucune activité musculaire et alimentaire. La respiration et la consommation de dioxygène sont également ralenties. Cette phase est régulièrement entrecoupée de brefs éveils pour piocher dans les réserves et se dégourdir un peu les membres.

La posture en boule prise par les hibernants, limite leur perte de chaleur. Le but de l’hibernation est de réduire les dépenses énergétiques (à cause du manque de nourriture) par une activité nulle et de se protéger du froid dans un abri spécialement préparé en adoptant une position en boule. Parmi les animaux qui hibernent, les plus connus sont le hérisson, le loir, la marmotte, la taupe, la chauve-souris.

Quelques exemples :

  • le hérisson : il se réveil de temps en temps pour réchauffer son corps. Chaque réveil lui coute environ 2 grammes de graisse. Son corps passe de 35°C à 5°C et les battements de son cœur ralentissent pour passer de 150 pulsations minute à 15.
  • le loir : il hiberne comme le hérisson, mais conserve dans son abri un petit stock de nourriture, pour le cas ou.
 Hérisson

Hérisson
 Loir

Loir

L’adaptation

Pour tous les autres animaux qui restent sur place et qui n’hibernent pas, une seule solution, s’adapter.

En plus d’une réserve de graisse, ils doivent se protéger à l’aide d’un plumage ou d’une fourrure plus dense, éventuellement se construire un gîte pour se protéger du vent et des intempéries hivernales (comme l’écureuil). D’autres animaux changent de couleur telle l’hermine ou le lièvre variable, cela pour mieux se confondre dans le paysage hivernal.

Pour la nourriture, comme dans le cas de quelques rongeurs, les animaux font des réserves. Ils emmagasinent dans leur gîte des noisettes, des céréales, des glands, etc….. Mais pour la plupart, pas de réserves, il faut trouver la nourriture.

Quelques exemples :

  • Le putois : il n’hiberne pas, il ralenti son métabolisme et mange de petits rongeurs,
  • l’hermine: elle sort environ 1h par jour pour se nourrir. Elle occupe souvent un terrier fait par un petit rongeur (qu’elle peut avoir mangé). L’expression « dormir dans son assiette » peut lui être attribuée,
  • le faucon crécerelle : il « gonfle » les plumes. Celles-ci retiennent l’air, qui est un bon isolant thermique,
  • le renard : son pelage s’étoffe pour le maintenir au chaud, il adapte également son régime alimentaire en fonction de ce qu’il trouve de disponible.
 Putois

Putois
 Hermine

Hermine

La migration

Aller vers des lieux plus chauds : dans ce cas, pas de transformation de l’animal. Il y a juste un déplacement volontaire vers des régions plus chaudes et surtout plus riches en disponibilités alimentaires. La plupart des migrations se font en groupe de quelques dizaines, à plusieurs milliers d’individus.

Quelques exemples :

  • Le rouge gorge : il migre très légèrement, cet oiseau est solitaire,
  • le plongeon à bec blanc : il vient de l’arctique. Un représentant de son espèce est même visible sur le site du lac du Der (qui est d’ailleurs un excellent site d’observation ornithologique),
  • la grue : elle mange beaucoup de vers et d’insectes lorsqu’elle est petite, puis mange surtout des graines de mais à l’âge adulte,
  • le rossignol : lui, il migre.
 Rouge Gorge

Rouge Gorge
 Plongeon à bec blanc

Plongeon à bec blanc

Adaptation des insectes

Chez eux, 3 stratégies :

  • Rester sur place
  • Migrer
  • Se reproduire et mourir (changer de forme)

Rester sur place

– Pour les abeilles, par exemple, cela veut dire se regrouper dans un abri et former une grappe compacte afin de maintenir une température constante (environ 35°C) au centre de celle-ci. Les insectes à la périphérie de la grappe rentrent régulièrement au milieu, afin de se réchauffer, et ce roulement va se faire quasiment pendant 4 mois, durant lesquels, elles consommeront le miel de la ruche, et pour des raisons d’hygiène, elles retiendront leurs excréments jusqu’à la prochaine sortie.

– Pour d’autres, se cacher sous l’écorce des arbres, dans des tas de bois ou de feuilles suffit pour se protéger du froid dans des états semi léthargiques (la coccinelle, la femelle fécondé du bourdon, etc …).

– Cependant, la manière de passer l’hiver sur place, pour une majorité d’insectes (mouche, blatte, cigale, moustique, etc…) est la diapause. Il s’agit d’un arrêt du développement consécutif à la diminution du jour, dans ce cas les insectes se protègent également du froid comme les autres animaux, mais à la différence que, pour reprendre une vie normale, il faut que la durée du jour franchisse un certain seuil (différent selon les espèces).

Migrer

Parmi les rares insectes à migrer pour des raisons climatiques figure un superbe papillon (le monarque) qui effectue-lui aussi des milliers de kilomètres par hiver, en formant des amas qui peuvent recouvrir un arbre.

Se reproduire et mourir

En effet plusieurs insectes sont incapables de passer l’hiver, aussi pour perpétuer leur espèce, ils déposent leurs progénitures à l’abri des rigueurs de l’hiver, afin que le moment venu, celles-ci puissent se développer, et participer à leur tour au cycle de la vie (pucerons, papillons).

La LPO appelle ses membres et sympathisants à réagir à un texte qui bafoue la Directive Oiseaux en autorisant le tir des oies en période de remontée vers les lieux de reproduction.
Sous pression des chasseurs, la chasse des oies prolongée en février ! Le ministère de l’écologie a décidé de prolonger la chasse des oies de jour comme de nuit dans tous les départements et sans limite de prélèvement
jusqu’au 10 février.

Vous trouverez ci-joint et en ligne des éléments pour agir :
http://www.lpo.fr/communique/sous-pression-des-chasseurs-la-chasse-des-oies-prolongee-en-fevrier
– le communiqué de presse LPO « Pour en finir avec les contre-vérités colportées sur la chasse aux oies »
– la réponse LPO à la consultation du ministère de l’environnement Nous vous encourageons à répondre vite et défavorablement à cette consultation avant le 28 janvier 2014

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-relatif-a-la-a265.html
– Le courrier mis en ligne à destination des adhérents et sympathisants

Co CARICHIOPULO
Mission juridique LPO
Tél. 05 46 82 12 34
http://www.lpo.fr/

Pour les conseils de la mission juridique, une permanence est assurée les après-midis du lundi, du mercredi et du vendredi.
Merci de nous solliciter sur ces créneaux horaires sauf urgence.
La LPO est le représentant officiel de BirdLife International en France

Le club CPN de Châlons en Champagne vous donne rendez vous le vendredi 24 janvier, à partir de 18h00 au domaine de Coolus.

Une activité sur le thème des animaux en hiver (hibernation, adaptations diverses, mue, migration…) sera animé par notre animatrice LPO.

Julien

affiche soirée du 24 janvier

Bonne année 2014

Bon, on peut présenter les traditionnels voeux de début d’année.

Moi, je préfère vous souhaiter à toutes et à tous de nombreuses découvertes, de nombreux émerveillement devant la nature qui nous entoure et surtout ……. …………………………………………………………………………………………………….. une bonne et heureuse année 2014

Julien

Dès à présent, vous pouvez demander une adhésion au Club.

Tarif et détail : bulletin (source : FCPN)

Si vous etes intéressés, remplissez le formulaire ci-dessous

il est 9h30, nous partons de chez nous. Prêt et motivé pour une nouvelle sortie CPN sur les hauteurs de Vertus. Le site : l’espace naturel Natura 2000.

IMG_0124Nous arrivons sur le site vers 10h15 avec nos Accompagnateurs de la LPO. Et notre périple commence réellement.

Nous marchons sur un chemin humide et légèrement glissant. La brume nous empêche de voir le village en contre bas. L’humidité nous refroidit le corps.

Qu’à cela ne tienne, nous avancerons quand même, et rapidement, nous observons, sur la gauche du chemin, un arbre mort. Juste un vieil arbre mort ? Non.

Sur l’arbre, nous avons quelques trous, bien rond et surtout qui inspirent nos accompagnateurs. A priori, une trace de Pic épeiche (descriptif – source : oiseau-libre.net)

Emprunte Blaireau 1En cherchant d’autres indice du passage de notre Pic, nous trouvons au sol des empreintes.

Sanglier, chevreuil, mais aussi une très belle trace de patte avant d’un Blaireau (descriptif – source : ecologie.nature.free.fr)

Nous cherchons alors d’autres traces et indices. Et la zone en regorge. L’humidité nous refroidit, mais surtout elle permet d’avoir, sur ce sol argileux, une formidable machine à empreintes

Nous reprenons notre route pour nous enfoncer dans le site Natura 2000.

Parmi les nombreux Caducifoliées et quelques Résineux, le site nous offre de jolies rencontres. Pic épeiche que nous voyons enfin en vol, Pic noir (descriptif – source : LPO) chantant pour marquer son territoire. L’un de nos accompagnateur LPO imite à la perfection le chant du Pic, et après 2-3 sifflements de sa part, le Pic noir nous répond.

Instant magique, que seul la nature peut nous offrir.

La promenade se poursuit, et entre deux écoutes/observations d’oiseaux, nous nommons les arbres, plantes et baies que nous trouvons.

Hellébore

Hellébore

fruit du troène

fruit du troène

Chatons du noisettier

Chatons du noisettier

Cytise

Cytise

Nous arrivons maintenant sur la zone Natura 2000 : carrières souterraines de Vertus.

IMG_0178« Vaste carrière souterraine taillée dans les calcaires de la cuesta de l’Ile de France (Campanien, fin Crétacé).  

Les carrières souterraines de Vertus abritent une colonie importante de chauves-souris, qui constitue plus de 50 % de la population hivernante connue du département de la Marne. Ce site est connu pour son intérêt chiroptérologique depuis 1960. la carrière a été exploitée depuis le 13 ème siècle et jusqu’au 19 ème, essentiellement pour de la pierre de taille (pierre de la cathédrale de Reims). 

le site est fortement menacé par des activités de loisirs (destruction volontaire de chauves-souris, feu). Des grilles ont été posées récemment. » (source : INPN)

IMG_0186La brume se lève, il est 12h00. La sortie s’achève et nous prenons le sentier du retour. Vertus apparaît petit à petit et l’air se réchauffe légèrement.

Une belle sortie, de belles rencontres, un week-end qui démarre pour le mieux.

Vous avez aimé ? Vous habitez sur Châlons en champagne ou alentours ? Alors rejoignez nous, partagez avec nous ces moments ludiques et conviviaux.

Julien